mercredi, 11 juin 2008

Le divan

Il est des lieux où la personnalité de chacun ressort plus qu’ailleurs et facilitent ainsi le travail pédagogique des formateurs dont le but est de permettre aux stagiaires de passer les inévitables épreuves finales d’un examen avec succès. Mais pas seulement.

De quoi s’agit t il?

Du siège conducteur d’un autocar. L’un de mes instructeurs nous disait pouvoir y cerner une personne en 15 minutes. La cabine de pilotage (c’est aussi comme cela qu’on la nomme), révèlerait, ainsi, tout! Pas de tricherie possible. Pas de refuge accessible.

En effet, le véhicule du groupe lourd vous met dans des situations tellement complexes, liées essentiellement au gabarit, qu’il vous oblige à sortir de vous-même et à aller, concomitamment, puiser au-dedans de vous-même pour affronter les innombrables difficultés qui se présentent, pour peu que vous ayez le courage d’aller y regarder d’un petit peu plus près et que vous ayez un formateur vraiment pédagogue. Car la question essentielle n’est t elle pas de savoir s’il est plus important de réussir un examen que de devenir de bons professionnels ?

Aussi est-il souhaitable, lorsque l’autocar vous révèle, impitoyablement, tel où tel trait de caractère, telle ou telle limite, qui pourrait constituer une gêne importante au bon déroulement d’un transport de personnes,  d’affronter ces réalités émergentes, pour peu que vous ne vous y refusiez pas. Ceci dans le but, justement, de faire sauter tel ou tel verrou qui résiste et empêche parfois d’entretenir de saines relations avec soi même et son entourage et de permettre ainsi une réussite professionnelle, parce que d’abord humaine et non seulement technique.

Ainsi, ais-je été le témoin privilégié, dans ma promotion, de changements impressionnants chez mes collègues! En tous cas pour ceux qui ont bien voulu écouter, entendre et accepter les règles; car pour les autres, ils sont ressortis tels qu’ils sont rentrés. Dommage. Mais c’est leur choix. Quant à moi : il y a eu un « avant » et un « après » formation.

Montrez moi comment vous conduisez, je vous dirai qui vous êtes…

mercredi, 21 mai 2008

Le dicton du jour

"La solitude, lorsqu'on la fuit, c'est qu'elle a des choses à nous dire que l'on ne veut pas entendre"

PB

mardi, 20 mai 2008

Chronique cinéma : absurde Dupontel.

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Un film qui n'est pas sans rappeler, d'une certaine manière, la pièce de théâtre « Caligula » d'Abert Camus, maître de l'absurde.

Voici qu'un homme de quarante ans, Antoine Méliot, qui devrait se trouver au comble du bonheur car possédant tout ce qu'un homme peut rêver de posséder (un métier passionnant qu‘il exerce dans sa propre entreprise, une aisance financière à toute épreuve, une grande maison dont il est l'heureux propriétaire, une voiture de luxe, une femme adorable, des enfants qui le sont tout autant, des amis fidèles…) décide, d'un coup d'un seul, de tout envoyer paître.

Pourquoi?

Il faudra attendre la toute dernière minute pour le savoir. Et en attendant constater, hébété, le travail de sape de cet homme qui semble emporté par l'on ne sait quel vent : folie ou révolte.

Tout part de la prise de conscience, un peu tardive peut être, du véritable sens de la vie, de ses valeurs, de ses priorités, prise de conscience à laquelle cet homme va donner une réponse inattendue qui en fera sans doute mettre en colère plus d'un.

Absurde comportement, profondément égoïste, pourront même penser certains, fuite… ? Il appartiendra à chacun de se positionner. Mais il n'empêche que ce film est remarquablement interprété en premier lieu par Alain Dupontel, qui confirme ici ses talents d'acteur dramatique après nous avoir fait rire sur les planches, mais également par la merveilleuse actrice canadienne Marie-Josée Crauze, plus vraie que nature, entourés tous deux de seconds rôles à la hauteur des premiers.

Un film pendant lequel l'on n'a pas le temps de s'ennuyer et dont le sujet, grave, est néanmoins traité avec une certaine légèreté, entrecoupé de scènes d'humour, sans sexe, sans vulgarité, sans violence extrême ni gratuite, ce qui en fait un film tout public que l'on peut voir en famille.

lundi, 24 mars 2008

bienvenue chez les ch'tis

1318987056.jpgTout le monde en parle. C'est un phénomène exceptionnel. BlogReporter ne pouvait s'en désintéresser. J'ai donc visionné pour vous le film « Bienvenue chez les ch'tis » de Dany Boon après avoir essuyé plusieurs tentatives avortées tant les salles sont effectivement prises d'assaut. Armez vous donc de patience : pour une fois les médias ne grossissent pas l'évènement. Il y a vraiment beaucoup d'attente, des files interminables, tant et si bien qu'il faille parfois même renoncer et attendre les séances suivantes, voire les jours suivants pour y accéder. Authentique!

Le jeu en vaut-t-il la chandelle?

Je pense que, sincèrement, ce long métrage est « victime » de sa surmédiatisation. En effet, si cette comédie franchouillarde, du reste remarquablement interprétée par une équipe de joyeux lurons, est effectivement un très bon film, il ne m'a pas donné l'impression d'être du genre « culte » comme le furent les « Rabby Jacob » ou autres « Bronzés ». Nous n'en sommes pas là. Néanmoins, cette belle comédie vous fera passer un moment très agréable. Les clichés sont de mise et l'histoire bien emmenée. L'on ne s'y ennuie jamais, il n'y a pas de temps morts. L'on rigole beaucoup.

Il s'y trouve tout de même une scène qui, elle, par contre, risque fort de devenir culte, digne des duos les plus célèbres comme le duo Bourvil/De Funès : la tournée du facteur. Une scène incroyablement drôle, admirablement interprétée par Kad et Dany Boon, qui fera certainement encore la une des émissions ciné dans 20 ou 30 ans! Du pur bonheur! Il s'agit là d'art comique à l'état pur. Bravo Dany Boon.

Mais il y a encore mieux : outre l'aspect amusant  et rafraîchissant de cette sympathique comédie, il s'en dégage, pour qui veut bien s'y intéresser, une analyse psychologique légère, mais subtile, de la relation homme/femme. En effet, Kad et Dany Boon entretiennent chacun avec leur « chérie » une relation ambiguë. Dany Boon vit chez sa mère avec laquelle il ne veut pas couper les ponts, ce qui l'empêche de vivre son idylle avec sa tendre aimée. Il a fait le choix de rester au domicile maternel mais il est toujours amoureux de son « ex » et souffre de la voir s'éloigner peu à peu. Kad, quant à lui, se retrouve à mener une sorte de double vie affective : la semaine avec les copains, comme un jeune célibataire (dont il se régale), et le week end avec son épouse. Mieux, donc, que lorsqu'ils habitaient tous deux sous le même toit toute l'année et pour cause : elle (son épouse) s'occupe et se préoccupe de lui, in fine, comme une maman. Situation qui lui convient très bien puisqu'il ne veut pas en changer. Il a, en quelques sortes, le beurre et l'argent du beurre.

Mais cette situation ne pouvant perdurer au risque de leur faire perdre, chacun, la femme de sa vie, ils doivent impérativement couper les liens avec cette «mère » si envahissante. Et ils y parviennent.

Combien d'entre nous, hommes, avons-nous tardé ou n'avons-nous pas encore coupé le liens du cordon avec nos mères, avec la façon dont nous avons été « formatés » dès notre plus jeune âge plus ou moins inconsciemment. Combien de couples n'éclatent-t-ils pas à cause de cela? Qu'on se le dise une bonne foi pour toutes : nos épouses ne sont pas nos mères et nous ne pouvons nourrir le phantasme d'un « ménage à trois » sans risquer de perdre l'être aimé à tout jamais. Et telle perspective est éminemment dangereuse car si nos mères nous ont donné la vie, elles ont un jour à faire place à celles par lesquelles nous devenons des hommes. Et si elles ne le font pas, c'est à nous, gentiment, respectueusement mais fermement, de le leur imposer.

PB

jeudi, 14 février 2008

denière dépèche de la saint valentin

communiqué du sanctuaire de Cotignac (83)

 Comment réussir sa vie d'amour ? Peut-on être heureux aujourd'hui ? Dans une
culture du "gender" où amour, "parentalité" notion de couple ou de famille
sont remis en cause, il est important de réfléchir sur la spécificité et la
complémentarité de l'homme et de la femme. Quelles sont leur vocation, leurs
qualités spécifiques ? La philosophie apporte un regard fondamental sur ces
questions. Comment a-t-on conçu l'amour en philosophie ? Existe-t-il un
amour plus vrai que d'autres ? Comment accepter les manières différentes
d'aimer de l'homme et de la femme ? Les relations garçons-filles aujourd'hui
: entre éveil à l'amour et blessure, entre espoir et pièges médiatiques,
entre don de soi et consommation. D'où vient la peur des générations
modernes vis-à-vis de l'engagement : le mariage représente-t-il encore
quelque chose de naturel et d'important ? Qu'est-ce que la liberté véritable
: place du plaisir et du travail dans une quête de bonheur ? Quelle est la
complémentarité de l'homme et de la femme dans la société, la cité, la quête
spirituelle ?

Voici les thèmes qui seront abordés par le Père Stéphane-Marie au cours de
le week-end.1er et 2 Mars 2008

Renseignements et inscriptions

Association des pèlerins11

04 94 69 64 90 /sanctuaire@nd-de-graces.com

www.nd-de-graces.com

S a n c t u a i r e N . D . D e G r â c e s

C O T I G N A C

Communauté saint Jean

avec le p. Stéphane-Marie

mercredi, 23 janvier 2008

rediffusion

 

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Chers lecteurs, chers lectrices,

 

Pour ceux et celles qui n'auraient pu écouter l'émission d'hier soir en direct ayant pour thème "la sexualité" (en particulier ceux et celles n'ayant pas de connexion Internet haut débit), ou pour ceux et celles qui souhaitent la réecouter,

 

J'ai le plaisir de vous en annoncer la rediffusion programmée pour dimanche 27 janvier 2008 à partir de 14h55.

 

Vous pourrez aisi la suivre, comme d'habitude, sur le net via le site www.radiomaria.fr mais également à la radio sur 1467 AM (MW).

 

Je vous garantis une émission très riche, sur un thème abordé sans tabous, jalonnée de musiques surprenantes.

 

PB

 

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