lundi, 30 juin 2008
La Siesta

Il est des lieux qui ne ressemblent à nuls autres et que j'ai déjà évoqués à travers mes diverses chroniques. Il en est d'autres qui paraissent de prime abord quelconques mais qui révèlent ensuite, une fois la porte franchie et en les connaissant un peu, la véritable personnalité de leurs occupants dont l'accueil, la sympathie et le sens de « l'autre » les distinguent sensiblement de bien d'autres établissements qui, malheureusement, font, déplorons le, davantage la chasse au touriste que de la restauration. Je veux parler de deux frères, Stefano et Massimo, qui exploitent la pizzeria « La Siesta » à Arma di Taggia, sur le front de mer d'un petit village situé aux abords de San Remo, non loin de la frontière Franco-italienne.
Ainsi, Stéfano vous nommera souvent « ragazzi » (ce qui est une marque de sympathie et non une familiarité mal placée) en vous proposant des plats typiquement italiens, des plus classiques aux spécialités locales, tandis que son frère Massimo, le pizzaïolo, vous apportera une focaccia (pâte à pizza vierge cuite au feu de bois arrosée d'huile d'olives vierge, sou poudrée d'origan et de sel). Cet amuse gueule vous fera agréablement patienter en sirupant un petit apéritif ou une « birra media » vert blanc rouge à la pression : la fameuse « Nastro Azurro ».
Je fréquente cet établissement depuis un an. Tout y est bon, à la carte comme au menu, avec tout de même une palme aux « pizze » et aux « focaccie ». Ne manquez pas non plus leur fritto misto avec calamars, soupions, rougets, poissons divers, crevettes... que du bonheur à déguster et partager avantageusement à l'apéritif !
Le prix? Ne parlons pas de prix quand la qualité et l'accueil sont au rendez vous, d'autant que, s'il fallait vraiment en parler, vous en seriez surpris. Le mieux est de vous rendre compte par vous mêmes...
Et pourquoi ne pas profiter de cette sortie « restau » pour découvrir en même temps les alentours où vous pourrez flâner au bord des longues plages de sable du littoral (ça change de nos galets!), dans les ruelles des villages perchés et les belles églises de la région ?
12:18 Publié dans cuisine, Loisirs, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arma di taggia, la siesta, italie, san remo, pizzeria
lundi, 14 avril 2008
voyage en pays de paillons
Disponible ici et dès maintenant, la nouvelle "production " BlogReporter : " Voyage en pays de Paillons "
16:04 Publié dans cuisine, Loisirs, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, aventure, tourisme, gastronomie, nature
samedi, 12 avril 2008
chronique gastronomique
J'ai choisi de vous entretenir de ma dernière trouvaille. Combien de fois ne suis-je passé devant sans même y prêter gare. Que de temps perdu parfois!
En effet, il fait aujourd'hui un temps digne des provinces d'auvergne ou de normandie. Ce qui pour certains représente un lot quotidien, et peut être même du beau temps, devient très vite chez nous quasi " apocalyptique ". Depuis le début de la semaine, et plus encore ce matin, le ciel est gris, le plafond bas, le brouillard épais comme rarement dans nos régions (l'on ne perçoit qu'à peine l'Esterel), la pluie fouette et le vent glace jusqu'à l'âme (j‘exagère à peine).
C'est dans ce décor d'anti-carte postale de la Côte d'Azur, qui n'a plus de bleu que le nom, que je me réfugie, le mot est de circonstance, chez Philcat. Philcat! me demanderez vous ?
Oui! Philcat. Précisément!
Il s'agit d'une petite baraque à sandwiches placée sur la promenade de la Pantiero, à Cannes, entre le Palais des festivals et le quai Saint Pierre, face à la Mairie.
Ce n'est pas n'importe quelle baraque. Non Môsieur! Du tout, du tout. Qu'a-t-elle de singulier? En quoi se différencie-t-elle tant de ses homologues ? Et bien, voyez vous, le sandwich et autres mets à consommer sur le pouce sont, chez les propriétaires, avant tout une affaire de famille et une question de principes. Oui oui. Ca existe encore de nos jours (les principes)!
Inutile de chercher des frites « Mc Cain », des paninis, de la « brusquetta », ni du ketchup ni même d'autres produits de même facture. Passez votre chemin si c'est le cas. Vous n'en trouverez pas l'ombre. Sinon, de grâce, arrêtez vous.
Parceque Philippe et Catherine (père et mère) ainsi que Véronique (leur ravissante fille) accueillent les passants depuis 26 ans au même emplacement en ne leur proposant que des produits frais « maison » cuits sur place. Sandwiches en tous genres, bien entendu (que vous pouvez composer vous-même si la liste affichée ne vous suffit pas), mais aussi tourtes, tartes sucrées et salées, pizzas, pissaladière, pan bagnat, salades à base de pâtes, riz, lentilles, poivrons à l‘huile … Et quand l'on parle de casse croûte, ce n'est pas une demi baguette avec trois fois rien à l'intérieur. C'est du bon pain d'artisan boulanger tout frais, si bien garni qu'il ne vous suffira pas de vos deux mains pour le maintenir.
Du reste, si vous arrivez le matin de bonne heure, ou l'après midi, vous pourrez les voir à l'œuvre préparant les ingrédients, malaxant, coupant, cisaillant devant vous ce qui fera le bonheur de vos papilles.
Quant à l'accueil : tous ont le sourire avec mention particulière aux dames, bien entendu (que voulez vous : on ne se refait pas) !
Il n'y a pas à s'y tromper : « Chez Philcat » est une bonne adresse mentionnée, entre autres, dans le guide du routard édition 2008.
PB
01:06 Publié dans cuisine, Loisirs, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sandwich, cuisine, routard, recette, tourisme
samedi, 05 avril 2008
chronique gastronomique











Peut être avez-vous entendu parler de la vallée du Paillon, non loin de Nice. Mais connaissez vous le Pays des deux Paillons? Car en effet, il n'y pas qu'un seul Paillon, dans nos belles Alpes Maritimes, mais bien deux rivières distinctes convergeant leurs lits et se mélangeant comme la Dordogne mais portant le même nom dès leur source respective.
Le plus beau des deux paysages se contemple dans la vallée du Paillon de Peillon, qui se situe le plus à l'est. Là, point de cimenterie, point d'industrie, point d'hypermarché ni de zone d'activité commerciale. La nature y a conservé ses droits que les hommes ont bien voulu lui laisser. Dans cette magnifique saison qu'est le printemps, le vert vif des feuillages nouveaux côtoie avec délice le jaune des mimosas tardifs, le violet des arbres de Judée et le blancs des cerisiers. La flore et la végétation sont abondantes, luxuriantes, inondées de lumière sous un ciel bleu azur à nul autre pareil qu'en Provence. De hautes falaises de calcaire abruptes plongent dans cette vallée certes profonde mais assez large pour y laisser passer les rayons du soleil toute l'année. Les forêts de pins et de chêne s'étalent à flanc de montagne. Il y a là une carrière, toujours en exploitation, ainsi que quelques surprenantes et coquettes maisons d'ouvriers « la cité » bordant la route départementale qui y conduit. Le pittoresque train des merveilles, qui joint Nice à Tende, serpente, sur la voie ferrée, de colline en colline et traverse de nombreux ouvrages d'art de très belle facture s'intégrant parfaitement dans le décor.
C'est dans ce cadre ô combien bucolique que se découvre, tout en haut d'un piton rocheux, le village de Peillon. Un seule route, en cul de sac, y conduit après quelques lacets. Il ne s'agit pas d'un village transformé en musée ou en galerie d'art ou encore en résidence secondaire comme il en existe ailleurs sur la côte. Du tout. Il s'agit d'un village très bien entretenu qui a su conserver toute son authenticité, habité à majorité toute l'année par des riverains qui y vivent. Les ruelles étroites s'entrecroisent surmontées de ci de là par des porches, les façades arborent généreusement leurs pierres de taille et leurs portes en bois massif, les escaliers et les marches pavés se succèdent jusqu'au sommet du village dominé par une église à l‘architecture typique de la région. De là haut, le panorama qui s'offre à vous est un délice : une vue à 360° permet un plongeon panoramique sur la mer, très peu distante, sur la montagne environnante ainsi que sur la vallée.
Peillon offre également au promeneur, et particulièrement aux amoureux assoiffés de calme et de romantisme pour se déclarer leur flamme, une auberge absolument remarquable tenue par la famille MILLO, cuisiniers de père en fils depuis cinq générations. Vous avez peut être, pour certains d'entre vous, le souvenir d'une grand-mère chez qui vous vous rendiez en provence. Il y avait là des couleurs lumineuses, de vieux meubles massifs, des nappes aux couleurs de l'arc en ciel et aux dessins rappelant la nature, des murs peints à l'éponge comme des pastels… vous y êtes? Et bien c'est l'impression que j'ai eue en entrant dans cette belle bastide provençale. J'y cherchais une réception, un bureau, un panneau. Rien de tout ceci. J' entrais, stupéfait, dans une demeure familiale (une vraie) décorée avec simplicité et un goût exquis à tel point que j'eu l'impression, un moment, de m'être trompé d'endroit et d'avoir franchi le pas de porte d'une résidence riveraine.
Les objets exposés sont pour la plupart des objets de famille (il s'y trouve, entre autres, une grande batte à beurre, d'innombrables ustensiles de cuisine en cuivre, un couteau à savon avec son pain de savon naturel, et quelque autre objet très originaux comme une bouteille bouchée à la cire légèrement torsadée renfermant des carrés de poivrons à l'huile disposés en damier rouges et verts).
Une grande salle avec cheminée abrite le salon des banquets avec deux très longues tables plantées dans un décor donnant l'impression de se trouver à l'intérieur d'un château. Une autre salle, également avec cheminée, plus modeste mais très accueillante justement par sa simplicité et ses couleurs chaleureuses, y fait face. La mise en place est sobre, classique. Les porte serviettes sont très originaux surmontés d'une libellule en métal aux couleurs différentes.
C'est dans ce cadre somptueux que j'ai dégusté des mets préparés avec une inventivité incroyable. L'assiette est copieuse, sans exagération, savamment décorée. Le style de cuisine est provençal quoique non exclusif. La preuve en est la magnifique crème brûlée au fois gras, pour laquelle j'attribue la « palme d'or » aux chefs. Il s'agit d'une terrine de foie gras sur abricot confit surmonté de cassonade caramélisée, comme une crème brûlée. Un véritable voyage gustatif dans l'univers divin de Bacchus. Un festival de saveurs pour le palais. Très original également et frais, le cappuccino de tomates fraîches à la crème de basilic. Il s'agit d'un gazpacho surmonté d'une crème fouettée au basilic servi dans une tasse transparente, comme un cappuccino.
Les chefs de la famille MILLO ont un don particulier pour l'alliance aigre doux. Ils savent préserver l'authenticité provençale tout en proposant une ouverture vers de nouveaux univers. Car si tout est dans l'assiette, rien n'est mélangé. Ce qui laisse toute latitude au client. Par exemple, leur « filets de rougets sur purée de courgettes niçoises au coulis d'agrumes » est une merveille. En dessert, j'ai particulièrement apprécié la « panna cotta » aux framboises et à la chantilly.
Vous l'aurez compris, ici, pas de ketchup, ni de mayonnaise industrielle, ni de frites surgelées. Tout est naturel, frais, bien proportionné et, par voie de conséquence, diététique. L'étoile au guide Michelin n'a pas été volée!
PB
site L'auberge de La Madonne.
Photos : BlogReporter (merci de me contacter pour un usage commercial)
17:47 Publié dans cuisine, Loisirs, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : auberge, madone, peillon, paillon, train, des, merveilles
vendredi, 07 mars 2008
recette du jour

Pour vous, chers lecteurs et lectrices, ma nouvelle recette :
Mirepois d'andives anisées* aux copeaux de parmesan
Ingrédients (4 personnes) :
4 endives du Nord découpées en cubes
50 gr de parmesan découpés en copeaux
Graines de carvi (1 cuillère à café)
Assaisonnement :
Huile d'olives extra vierge (8 cuillères à soupe)
Vinaigre balsamique (1 cuillère à soupe)
Piment d'Espelette
Original, pas cher, très rapide et effet garanti
* le carvi (ne pas confondre avec le cumun) possède une saveur délicatement anisée
20:40 Publié dans cuisine, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : andives salade recette hors d'oeuvre
mardi, 15 janvier 2008
nouvelle recette : escalope de jambon à la sauce "inferno"
Voici ma nouvelle recette :
Escalopes de jambon frais à la sauce « inferno »
(4 personnes)
C'est un plat complet spécial "famille nombreuses" très nourrissant.
Ingrédients :
Quatre tranches de cuisse de porc (jambon frais) désossées (ou quatre tranches tirées de l'échine désossées) assez fines (compter 100gr par personne)
Fusilli* de marque italienne (350gr)
1 boite (de 400g) de pulpe de tomates de marque italienne (Mutti, De Rica, Bertolli, De Cecco, …)
2 courgettes
2 pommes de terre (taille moyenne) de bonne tenue (spéciales vapeur)
Câpres au vinaigre (deux cuillères à soupe)
Filets anchois (2 ou 3)
8 gousses d'ail
Huile d'olives extra vierge (5 cl)
Parmesan frais râpé (100 gr)
Farine
thym
Sel, poivre, piment de Cayenne
Préparation :
Mettez 3 litres d'eau salée à bouillir
Épluchez l'ail et écrasez le grossièrement. Réservez.
Coupez les courgettes et les pommes de terre en rondelles (1 cm environ). Réservez.
Mettez sur feu moyen une poêle avec de l'huile d'olives.
Mettez du thym et de la farine (salée et poivrée au préalable) dans deux assiettes.
Passez la viande d'abord dans le thym puis dans la farine. Eliminez le surplus.
Plongez les escalopes de porc dans l'huile (chaude mais non fumante) 3 mn d'un côté.
Retournez les. Au bout de deux minutes, ajoutez l'ail. Faites revenir légèrement (attention : ne pas faire colorer l'ail! Baisser le feu si nécessaire). Déglacez aussitôt avec l'équivalent de trois cuillères à soupe du vinaigre de câpres. Adjoindre les câpres, les filets d'anchois; laissez réduire de moitié à feu vif. Incorporez la tomate. Salez (attention : l'anchois est déjà très salé); Ajoutez ½ sucre pour réduire l'acidité naturelle de la tomate, du piment à discrétion, vérifiez l'assaisonnement et laissez mijoter très bas au coin du feu le temps de cuisson des pâtes ou, si les pâtes sont déjà en train de cuire : 5 minutes maxi
Dès que l'eau bout, plongez y les pâtes, la pomme de terre et la courgette**. Cuisez la pâte « al dente » et égouttez le tout (courgettes et pommes de terres doivent être également cuites).
Dans le récipient de cuisson des pâtes, mélangez les pâtes égouttées et leur accompagnement à la sauce cuisinée (réservez la viande au chaud). Mélangez le tout pour obtenir une répartition homogène de la sauce.
Servez bien chaud sur plat ou à l'assiette avec la viande accompagné de Parmesan frais râpé et d'un « Lambrusco di Modena » rouge ou d'un vin mousseux rosé.
Le must : ajoutez un filet d'huile d'olives crue sur l'assiette de pâtes servie.
Bon appétit !
PB
* modèle de pâtes torsadées que l'on peut remplacer par d'autres types de pâtes de grand format (penne, maccheroni, rigatoni, bucatini...)
** pour un plat plus riche et plus festif, faire frire (à part) les courgettes en rondelles au lieu de les faire bouillir avec, en plus, de l'aubergine frite.
20:05 Publié dans cuisine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, gastronomie, recette, porc, pâtes, italie, escalope
mercredi, 02 janvier 2008
spaghetti de la nouvelle année
Je sais ce que vous allez me dire. Vous ne savez que faire des restes qui sont dans le frigo, vous n'en avez que trop mangé etc etc…
Et bien je vous répond : ne jetez rien, ne donnez rien, gardez tout car voici une façon simple, rapide et délicieuse d'accommoder vos reliquats de dinde, de cannette ou de chapon farcis.
Ingrédients pour 4 personnes :
L'équivalent d'un blanc de dinde ou de chapon avec la farce et les marrons s'il vous en reste.
600 grammes (poids net égoutté) de pulpe de tomates (indispensable : de marque italienne et si possible du sud de l'Italie)
500 grammes de spaghetti (italiens, bien sûr!)
3 filets d'anchois
6 gousses d'ail
Huile d'olive extra vierge (italienne de préférence) (quantité : selon votre goût)
100 gr de Parmesan ou « Grana » frais râpé
½ sucre
Sel, poivre, piment, origan ou marjolaine (quantité : selon votre goût)
Comment procéder ?
Portez une marmite d'eau salée à ébullition.
Pendant ce temps, coupez la viande, la farce, les marrons et l'ail (préalablement épluché bien sûr!) en morceaux; faites revenir le tout à feux doux quelques instants dans de l‘huile d‘olives (attention à ne pas faire trop cuire l'ail qui deviendrait, dans ce cas, amer) avec les filets d'anchois et ajoutez la tomate ainsi que le ½ sucre. Salez, poivrez, pimentez à souhaits. Passez sur feu vif. Coupez le feu dès la première ébullition. Réservez au chaud.
Faire cuire les spaghetti al dente (très légèrement croquants sous la dent). Egoutez-les.
Remettez les dans la marmite (hors du feu), incorporez la sauce, mélangez.
Dressez sur plat de service ou à l'assiette accompagné de parmesan et d‘huile d‘olive crue servis à part.
Facile, pas cher et … surprenant.
Quel vin? Ceux qui vous restent… y compris du champagne (évitez tout de même le sauternes!)
PB
19:10 Publié dans cuisine, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, restes, gastronomie, recette, spaghetti



