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lundi, 28 avril 2008

autodéfi 21

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Le 26 avril dernier se déroulait sur la France entière la manifestation " Autodéfi21 "contre la trisomie 21  (voir annonce par ailleurs) à l'initiative de la Fondation Jérôme Lejeune avec le concours des hypermarchés Auchan et de la Fédération Française des Véhicules d'Epoque.

BlogReporter était à la Trinité, dans les Alpes Maritimes (banlieue Nord-Est de Nice) et couvrait l'évènement pour la Fondation Jérôme Lejeune.

Vous découvrirez prochainement le reportage (en cours d'élaboration) réalisé sur la manifestation avec de nombreuses photos et les interview exclusives des responsables locaux ainsi que de M. le Maire de La Trinité.

jeudi, 24 avril 2008

demarrage

257647965.jpgIl est long. Il est haut. Il est large.

La porte s'ouvre. Je monte les premières marches qui me conduisent à la cabine de pilotage.

Un tour de clé : le tableau de bord s'illumine de mille et une lumières de couleurs différentes. Mon disque est prêt et inséré dans le « mouchard » en position travail.

Les niveaux sont faits. Les vérifications effectuées.

Contact.

Le moteur vrombit et c'est alors toute la carcasse qui tremble sous l'impulsion des 420 chevaux qui, bientôt, pousseront les 12 tonnes que compte le car. C'est l'un des moments que je préfère. Car ça y est. On y est. On y est vraiment. Une nouvelle mission commence.

Pendant que chauffent les culasses et les pistons, j'effectue un tour d'horizon assez rapide pour me donner une idée de ce qu'il reste à nettoyer et me colle aussitôt à la tâche. En effet, il y a toujours quelque chose à revoir. Les vitres, le sol, l'extérieur, et, parfois aussi, les rouleaux à repasser, les ceintures à mettre en ordre, les rideaux à ranger, les tablettes à relever, les cendriers à finir de vider… Tout doit être propre et donner l'impression au client qu'il est le premier et le seul à être entré dans le car. Tout doit être net, carré, bien ordonné.

J'aime ce moment là. Ce contact charnel avec la bête. Son odeur, ses parfums, ses formes, ses couleurs… cette solitude.

Ce qui m'impressionne, c'est la clim lorsqu'elle se met en marche; je me souviendrais toujours de la première fois que je l'ai allumée, sans le faire exprès. J'étais novice de la chose… J'entendais le bruit d'une turbine comparable à celle d'un hélicoptère qui démarre. Je bondissais hors du car pour voir l'hélicoptère en question; que né ni ! Rien du tout au dehors. C'était la clim! Impressionnant.

Le car est un grand seigneur. C'est Le Seigneur de la route. Il est majestueux, élancé, puissant, démesurément puissant (certains moteurs atteignent 490 chevaux!!!) mais, paradoxalement, il se conduit avec grâce et souplesse. L'idéal est d'atteindre une conduite dite « bateau », c'est-à-dire que le client doit presque oublier la présence du conducteur. Il ne doit rien sentir de la route. Un peu comme pour un bateau qui coule sur les flots, sans à-coups. Cela suppose une conduite rationnelle, beaucoup de concentration, d'anticipation, d'analyse des situations, de prévention. Le test : placer un verre rempli d'eau presque à raz bord sur une tablette et n'en rien renverser de son contenu. Cette conduite relève de l'art. Il y a la technique puis il y a l'âme que l'on y met c‘est à dire la part de soi même que l'on y implique.

La première fois fut une épreuve. Oui. Une épreuve. Car quoi que très bien formé, après une sélection rigoureuse, la première fois, seul aux commandes, sans tuteur, est et demeurera toujours la première fois. C'est énorme. Avoir 400 000 euro et la vie de 50 passagers entre les mains ne s'improvise pas. Il ne faut jamais les perdre de vue. 19 tonnes en charge maxi, 420 chevaux, au mieux 12 mètres de long, 2,55 mètres de large, plus de 3,85 mètres de hauteur lancés sur l'autoroute ou arpentant des pentes abruptes et des routes sinueuses, n'ont rien à voir avec la conduite d‘une voiture. C'est un « monstre » hy tech, une sorte de fusée montée sur roues. Boîte 12 vitesses auto, régulateur de vitesses, suspensions électroniques… que du bonheur à conduire. Sans compter les aménagements qui diffèrent : WC, minibar, carré VIP, couchettes, café espresso, sièges en cuir…

Un autocar, c'est en fait un studio de 35 m² monté sur roues. C'est un peu une deuxième maison dans laquelle l'on peut passer jusqu'à 14 heures par jour…

mardi, 15 avril 2008

tous contre la trisomie 21

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Grande fête des voitures anciennes et de la Vie


COMMUNIQUE DE LA FONDATION JEROME LEJEUNE A DIFFUSER LARGEMENT 

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Le 26 avril 2008 de 10H à 18H

« Autodéfi » pour la trisomie 21

21 hypermarchés Auchan et la Fédération Française des Véhicules d'Epoque partenaires pour soutenir

le programme CiBleS 21 de la Fondation Jérôme Lejeune

 

 

 

 

Le 26 avril 2008, « Autodéfi pour la trisomie 21 », une grande journée d'animation populaire, sera organisée sur les sites de 21 hypermarchés Auchan qui accueilleront plus de 600 véhicules de collection. Pour 5€, les amateurs pourront s'offrir une échappée belle dans une voiture d'exception grâce à la FFVE et soutenir un programme de recherche de la Fondation Jérôme Lejeune.

 

 

Auchan et la Fédération Française des Véhicules d'Epoques partenaires pour soutenir le programme CiBleS 21 de la Fondation Jérôme Lejeune

 

En pleine cohérence avec les actions qu'elle mène déjà dans le cadre de la Fondation Auchan pour la Jeunesse, et plus particulièrement celles engagées dans le domaine de la santé, Auchan a décidé de s'associer à l'opération proposée par la Fondation Jérôme Lejeune et la Fédération Française des Véhicules d'Epoque pour soutenir le programme de recherche « CiBleS 21 » dont l'objectif est d'identifier une molécule capable d'inhiber l'enzyme CBS. Produite en excès chez les personnes trisomiques 21, la CBS est fortement soupçonnée d'avoir un rôle dans la déficience mentale.

 

 

Une mobilisation d'envergure

 

21 hypermarchés Auchan repartis dans toute la France ont accepté de participer à cette grande journée et ont décidé de rendre disponible une partie de leur parking pour accueillir les véhicules d'époques. Entre 30 et 40 véhicules d'exception seront exposés par site soit plus de 600voitures au total.

L'entrée du parc est de 1 euro et toute personne qui le désire pourra effectuer un parcours en voiture de collection pour 5 euros de plus. Les enfants de moins de 16 ans devront être accompagnés.

L'ensemble des sommes collectées dédiées au programme « CiBleS 21 » seront reversées intégralement à la Fondation Jérôme Lejeune.


 

Pour tout  renseignement :

Olivier ROUBAUD

Responsable réseau

Fondation Jérôme Lejeune

37 rue des Volontaires

75725 PARIS cédex 15

01 44 49 73 42 / 06 14 46 01 53

oroubaud@fondationlejeune.org

Auchan La Trinité (06) participe à l'opération. Besoin de bénévoles et de participants : contact Olivier Roubaud

NDLR  Je recherche pour BlogReporter un correspondant bénévole sur Nice/Nice-Est sachant travailler seul et possédant (ou sachant le manipuler)  matériel simple (appareil photo, matériel audio) pour assurer la couverture de l'évènement (photos, interviews, micro trottoirs éventuellement). Carte d'accréditation fournie.
Merci de me contacter par mail blogreporter@laposte.net et laisser coordonnées PB

lundi, 14 avril 2008

voyage en pays de paillons

 

 Disponible ici et dès maintenant,  la nouvelle "production " BlogReporter : " Voyage en pays de Paillons "

samedi, 12 avril 2008

chronique gastronomique

957834857.JPGJ'ai choisi de vous entretenir de ma dernière trouvaille. Combien de fois ne suis-je passé devant sans même y prêter gare. Que de temps perdu parfois!

 

En effet, il fait aujourd'hui un temps digne des provinces d'auvergne ou de normandie. Ce qui pour certains représente un lot quotidien, et peut être même du beau temps, devient très vite chez nous quasi " apocalyptique ". Depuis le début de la semaine, et plus encore ce matin, le ciel est gris, le plafond bas, le brouillard épais comme rarement dans nos régions (l'on ne perçoit qu'à peine l'Esterel), la pluie fouette et le vent glace jusqu'à l'âme (j‘exagère à peine).

 

C'est dans ce décor d'anti-carte postale de la Côte d'Azur, qui n'a plus de bleu que le nom, que je me réfugie, le mot est de circonstance, chez Philcat. Philcat! me demanderez vous ?

 

Oui! Philcat. Précisément!

 

Il s'agit d'une petite baraque à sandwiches placée sur la promenade de la Pantiero, à Cannes, entre le Palais des festivals et le quai Saint Pierre, face à la Mairie.

 

Ce n'est pas n'importe quelle baraque. Non Môsieur! Du tout, du tout. Qu'a-t-elle de singulier? En quoi se différencie-t-elle tant de ses homologues ? Et bien, voyez vous, le sandwich et autres mets à consommer sur le pouce sont, chez les propriétaires, avant tout une affaire de famille et une question de principes. Oui oui. Ca existe encore de nos jours (les principes)!

 

Inutile de chercher des frites « Mc Cain », des paninis, de la « brusquetta », ni du ketchup ni même d'autres produits de même facture. Passez votre chemin si c'est le cas. Vous n'en trouverez pas l'ombre. Sinon, de grâce, arrêtez vous.

 

Parceque Philippe et Catherine (père et mère) ainsi que Véronique (leur ravissante fille) accueillent les passants depuis 26 ans au même emplacement en ne leur proposant que des produits frais « maison » cuits sur place. Sandwiches en tous genres, bien entendu (que vous pouvez composer vous-même si la liste affichée ne vous suffit pas), mais aussi tourtes, tartes sucrées et salées, pizzas, pissaladière, pan bagnat, salades à base de pâtes, riz, lentilles, poivrons à l‘huile … Et quand l'on parle de casse croûte, ce n'est pas une demi baguette avec trois fois rien à l'intérieur. C'est du bon pain d'artisan boulanger tout frais, si bien garni qu'il ne vous suffira pas de vos deux mains pour le maintenir.

 

Du reste, si vous arrivez le matin de bonne heure, ou l'après midi, vous pourrez les voir à l'œuvre préparant les ingrédients, malaxant, coupant, cisaillant devant vous ce qui fera le bonheur de vos papilles.

 

Quant à l'accueil : tous ont le sourire avec mention particulière aux dames, bien entendu (que voulez vous : on ne se refait pas) !

 

Il n'y a pas à s'y tromper : « Chez Philcat » est une bonne adresse mentionnée, entre autres, dans le guide du routard édition 2008.

 

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samedi, 05 avril 2008

chronique gastronomique

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Peut être avez-vous entendu parler de la vallée du Paillon, non loin de Nice. Mais connaissez vous le Pays des deux Paillons? Car en effet, il n'y pas qu'un seul Paillon, dans nos belles Alpes Maritimes, mais bien deux rivières distinctes convergeant leurs lits et se mélangeant comme la Dordogne mais portant le même nom dès leur source respective.

 

Le plus beau des deux paysages se contemple dans la vallée du Paillon de Peillon, qui se situe le plus à l'est. Là, point de cimenterie, point d'industrie, point d'hypermarché ni de zone d'activité commerciale. La nature y a conservé ses droits que les hommes ont bien voulu lui laisser. Dans cette magnifique saison qu'est le printemps, le vert vif des feuillages nouveaux côtoie avec délice le jaune des mimosas tardifs, le violet des arbres de Judée et le blancs des cerisiers. La flore et la végétation sont abondantes, luxuriantes, inondées de lumière sous un ciel bleu azur à nul autre pareil qu'en Provence. De hautes falaises de calcaire abruptes plongent dans cette vallée certes profonde mais assez large pour y laisser passer les rayons du soleil toute l'année. Les forêts de pins et de chêne s'étalent à flanc de montagne. Il y a là une carrière, toujours en exploitation, ainsi que quelques surprenantes et coquettes maisons d'ouvriers « la cité » bordant la route départementale qui y conduit. Le  pittoresque train des merveilles, qui joint Nice à Tende, serpente, sur la voie ferrée, de colline en colline et traverse de nombreux ouvrages d'art de très belle facture s'intégrant parfaitement dans le décor.

 

C'est dans ce cadre ô combien bucolique que se découvre, tout en haut d'un piton rocheux, le village de Peillon. Un seule route, en cul de sac, y conduit après quelques lacets. Il ne s'agit pas d'un village transformé en musée ou en galerie d'art ou encore en résidence secondaire comme il en existe ailleurs sur la côte. Du tout. Il s'agit d'un village très bien entretenu qui a su conserver toute son authenticité, habité à majorité toute l'année par des riverains qui y vivent. Les ruelles étroites s'entrecroisent surmontées de ci de là par des porches, les façades arborent généreusement leurs pierres de taille et leurs portes en bois massif, les escaliers et les marches pavés se succèdent jusqu'au sommet du village dominé par une église à l‘architecture typique de la région. De là haut, le panorama qui s'offre à vous est un délice : une vue à 360° permet un plongeon panoramique sur la mer, très peu distante, sur la montagne environnante ainsi que sur la vallée.

 

Peillon offre également au promeneur, et particulièrement aux amoureux assoiffés de calme et de romantisme pour se déclarer leur flamme, une auberge absolument remarquable tenue par la famille MILLO, cuisiniers de père en fils depuis cinq générations.  Vous avez peut être, pour certains d'entre vous, le souvenir d'une grand-mère chez qui vous vous rendiez en provence. Il y avait là des couleurs lumineuses, de vieux meubles massifs, des nappes aux couleurs de l'arc en ciel et aux dessins rappelant la nature, des murs peints à l'éponge comme des pastels… vous y êtes? Et bien c'est l'impression que j'ai eue en entrant dans cette belle bastide provençale. J'y cherchais une réception, un bureau, un panneau. Rien de tout ceci. J' entrais, stupéfait, dans une demeure familiale (une vraie) décorée avec simplicité et un goût exquis à tel point que j'eu l'impression, un moment, de m'être trompé d'endroit et d'avoir franchi le pas de porte d'une résidence riveraine.

 

Les objets exposés sont pour la plupart des objets de famille (il s'y trouve, entre autres, une grande batte à beurre, d'innombrables ustensiles de cuisine en cuivre, un couteau à savon avec son pain de savon naturel, et quelque autre objet très originaux comme une bouteille bouchée à la cire légèrement torsadée renfermant des carrés de poivrons à l'huile disposés en damier rouges et verts).

 

Une grande salle avec cheminée abrite le salon des banquets avec deux très longues tables plantées dans un décor donnant l'impression de se trouver à l'intérieur d'un château. Une autre salle, également avec cheminée, plus modeste mais très accueillante justement par sa simplicité et ses couleurs chaleureuses, y fait face. La mise en place est sobre, classique. Les porte serviettes sont très originaux surmontés d'une libellule en métal aux couleurs différentes.

 

C'est dans ce cadre somptueux que j'ai dégusté des mets préparés avec une inventivité incroyable. L'assiette est copieuse, sans exagération, savamment décorée. Le style de cuisine est provençal quoique non exclusif. La preuve en est la magnifique crème brûlée au fois gras, pour laquelle j'attribue la « palme d'or » aux chefs. Il s'agit d'une terrine de foie gras sur abricot confit surmonté de cassonade caramélisée, comme une crème brûlée. Un véritable voyage gustatif dans l'univers divin de Bacchus. Un festival de saveurs pour le palais. Très original également et frais, le cappuccino de tomates fraîches à la crème de basilic. Il s'agit d'un gazpacho surmonté d'une crème fouettée au basilic servi dans une tasse transparente, comme un cappuccino.

 

Les chefs de la famille MILLO ont un don particulier pour l'alliance aigre doux. Ils savent préserver l'authenticité provençale tout en proposant une ouverture vers de nouveaux univers. Car si tout est dans l'assiette, rien n'est mélangé. Ce qui laisse toute latitude au client. Par exemple, leur « filets de rougets sur purée de courgettes niçoises au coulis d'agrumes » est une merveille. En dessert, j'ai particulièrement apprécié la « panna cotta » aux framboises et à la chantilly.

 

Vous l'aurez compris, ici, pas de ketchup, ni de mayonnaise industrielle, ni de frites surgelées. Tout est naturel, frais, bien proportionné et, par voie de conséquence, diététique. L'étoile au guide Michelin n'a pas été volée!

 

PB

 

site L'auberge de La Madonne.

 

Photos : BlogReporter (merci de me contacter pour un usage commercial)

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