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lundi, 24 mars 2008
bienvenue chez les ch'tis
Tout le monde en parle. C'est un phénomène exceptionnel. BlogReporter ne pouvait s'en désintéresser. J'ai donc visionné pour vous le film « Bienvenue chez les ch'tis » de Dany Boon après avoir essuyé plusieurs tentatives avortées tant les salles sont effectivement prises d'assaut. Armez vous donc de patience : pour une fois les médias ne grossissent pas l'évènement. Il y a vraiment beaucoup d'attente, des files interminables, tant et si bien qu'il faille parfois même renoncer et attendre les séances suivantes, voire les jours suivants pour y accéder. Authentique!
Le jeu en vaut-t-il la chandelle?
Je pense que, sincèrement, ce long métrage est « victime » de sa surmédiatisation. En effet, si cette comédie franchouillarde, du reste remarquablement interprétée par une équipe de joyeux lurons, est effectivement un très bon film, il ne m'a pas donné l'impression d'être du genre « culte » comme le furent les « Rabby Jacob » ou autres « Bronzés ». Nous n'en sommes pas là. Néanmoins, cette belle comédie vous fera passer un moment très agréable. Les clichés sont de mise et l'histoire bien emmenée. L'on ne s'y ennuie jamais, il n'y a pas de temps morts. L'on rigole beaucoup.
Il s'y trouve tout de même une scène qui, elle, par contre, risque fort de devenir culte, digne des duos les plus célèbres comme le duo Bourvil/De Funès : la tournée du facteur. Une scène incroyablement drôle, admirablement interprétée par Kad et Dany Boon, qui fera certainement encore la une des émissions ciné dans 20 ou 30 ans! Du pur bonheur! Il s'agit là d'art comique à l'état pur. Bravo Dany Boon.
Mais il y a encore mieux : outre l'aspect amusant et rafraîchissant de cette sympathique comédie, il s'en dégage, pour qui veut bien s'y intéresser, une analyse psychologique légère, mais subtile, de la relation homme/femme. En effet, Kad et Dany Boon entretiennent chacun avec leur « chérie » une relation ambiguë. Dany Boon vit chez sa mère avec laquelle il ne veut pas couper les ponts, ce qui l'empêche de vivre son idylle avec sa tendre aimée. Il a fait le choix de rester au domicile maternel mais il est toujours amoureux de son « ex » et souffre de la voir s'éloigner peu à peu. Kad, quant à lui, se retrouve à mener une sorte de double vie affective : la semaine avec les copains, comme un jeune célibataire (dont il se régale), et le week end avec son épouse. Mieux, donc, que lorsqu'ils habitaient tous deux sous le même toit toute l'année et pour cause : elle (son épouse) s'occupe et se préoccupe de lui, in fine, comme une maman. Situation qui lui convient très bien puisqu'il ne veut pas en changer. Il a, en quelques sortes, le beurre et l'argent du beurre.
Mais cette situation ne pouvant perdurer au risque de leur faire perdre, chacun, la femme de sa vie, ils doivent impérativement couper les liens avec cette «mère » si envahissante. Et ils y parviennent.
Combien d'entre nous, hommes, avons-nous tardé ou n'avons-nous pas encore coupé le liens du cordon avec nos mères, avec la façon dont nous avons été « formatés » dès notre plus jeune âge plus ou moins inconsciemment. Combien de couples n'éclatent-t-ils pas à cause de cela? Qu'on se le dise une bonne foi pour toutes : nos épouses ne sont pas nos mères et nous ne pouvons nourrir le phantasme d'un « ménage à trois » sans risquer de perdre l'être aimé à tout jamais. Et telle perspective est éminemment dangereuse car si nos mères nous ont donné la vie, elles ont un jour à faire place à celles par lesquelles nous devenons des hommes. Et si elles ne le font pas, c'est à nous, gentiment, respectueusement mais fermement, de le leur imposer.
PB
21:18 Publié dans cinema, Film, psy, société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bienvenue, chez, les, ch'tis, dany, boon, cinema
mardi, 11 mars 2008
ô ma montagne
Découvrez la nouvelle création de BlogReporter. Un bol d'oxygène, un moment de détente et d'évasion sur fond de musique douce...
Ciquez ici pour visionner.
09:02 Publié dans Loisirs, Musique, Sport, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, voyage, detente, montagne, sport
vendredi, 07 mars 2008
recette du jour

Pour vous, chers lecteurs et lectrices, ma nouvelle recette :
Mirepois d'andives anisées* aux copeaux de parmesan
Ingrédients (4 personnes) :
4 endives du Nord découpées en cubes
50 gr de parmesan découpés en copeaux
Graines de carvi (1 cuillère à café)
Assaisonnement :
Huile d'olives extra vierge (8 cuillères à soupe)
Vinaigre balsamique (1 cuillère à soupe)
Piment d'Espelette
Original, pas cher, très rapide et effet garanti
* le carvi (ne pas confondre avec le cumun) possède une saveur délicatement anisée
20:40 Publié dans cuisine, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : andives salade recette hors d'oeuvre
mercredi, 05 mars 2008
c'est ça! aussi le métier de chauffeur d'autocar


Voici un petit reportage que je vous ai ramené de mon excursion à isola 2000 hier où j'ai monté un groupe de clients. Le métier de chauffeur d'autocar est extra non seulement pour son aspect technique (conduite, mécanique…) et sa dimension commerciale (accueil, pratique de langues étrangères…) mais aussi par les expériences qu'il permet de vivre et les lieux visités. Hier c'était rando raquette entre deux services, montagne oblige.
Mais j'ai bien failli ne pas pouvoir vous le passer. En effet, au retour, les giboulées annoncées par météo montagne ont fini par arriver et nous ont surpris en pleine descente d'Isola 2000. Il faisait nuit. Partis quelques instants plus tôt de la station de ski avec quelques vagues flocons de neige, nous nous sommes trouvés à un moment donné engagés dans une tempête de neige d'une violence extrême. Plus nous descendions vers la vallée, plus, curieusement, la tempête faisait rage.
Par moments, je n'y voyais pas à trois mètres; la neige s'écrasait sur mon pare brise, les flocons tourbillonnants formaient un halo de lumière éblouissant, le vent bousculait le car… un véritable calvaire sur non moins de 17 kilomètres en descente à très forte pente parcourue de virages en épingle. Par endroits la neige recouvrait déjà la route, mais pas partout. Nous pouvions donc poursuivre.
D'un coup, alors que je ne roulais pourtant pas vite, au frein moteur et au ralentisseur, je sens partir le car. A ma gauche la muraille de pierre, devant nous une grand tournant et à droite, le vide… Silence à bord, plus personne ne parle. Je sens tout le monde crispé. Il y a de quoi. Un car qui part, ça fait tout drôle. Nous autres des alpes maritimes, n'avons pas trop l'habitude de ces conditions météo. Sauf les chauffeurs qui pratiquent la montagne tous les jours. Heureusement que j'ai habité quelque temps en montagne! Mais une voiture c'est une chose. Un car… ça n'a rien à voir. Mes formateurs m'en avaient parlé mais ça ne m'était jamais arrivé. Les secondes qui passent me paraissent une éternité. C'est le moment où je suis seul au monde et où tout ne dépend plus que de moi et de la Providence. Le car glisse, incontrôlable, inexorablement. Je nous vois tous dévaler la pente… dans le mauvais sens. Il faut réagir, et vite; prendre la bonne décision. Faire la bonne manœuvre. Je lance en anglais à mes clients : « Don't worry I have the complete control of the coatch » (ne vous inquiétez pas, j'ai le contrôle total du car). Tu parles! Je lâche alors tout et accélère de ce fait la glissade ce qui a pour effet de redresser le car sur la route. C'est déjà ça. Je remets ensuite, très, mais alors très doucement, le pied sur les freins pour ralentir et rétrograde, à peine possible, en première vitesse. Il me semblait que c'était la seule chose à faire si nous ne voulions pas atterrir dans le décor. Le car ralentit, les pneus adhèrent! Ouf! Je respire. J'ai repris le contrôle. C'était mois une car le virage était là. Celui qu'il ne fallait pas louper. Juste devant mon nez. Les derniers kilomètres furent durs, très durs. Longs, très longs. Je faisais mine de plaisanter avec la guide, je lui faisais raconter un peu de sa vie pour détendre tout le monde. Moi, je devais rester concentré. Mais il fallait en même temps que quelque un parle. Le client ne devait pas perdre confiance, rester calme. L'un d'eux m'a d'ailleurs serré très fort le bras en le déposant à l'hôtel à Nice et m'a dit, le regard grave et reconnaissant : « merci de nous avoir ramené à bon port ». Je lui ai répondu « je n'ai fait que mon travail ». Quant à la guide, celle ci m'a pudiquement demandé : "on n'a pas un peu glissé à un moment ?" ajoutant "je ne risque pas d'oublier qui était mon chauffeur pour cette mission!". J'avais l'impression d'être un héro. Et pourtant, c'est vrai : je n'ai fait que mon travail.
15:54 Publié dans Sport, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montagne, rando, randonnée, raquette, mercantour



